Les tyrannosaures pouvaient-ils se mettre à quatre pattes pour donner un coup de tête ?
L’image d’un tyrannosaure fonçant à quatre pattes pour asséner un coup de tête est impressionnante… mais totalement fausse. Ces dinosaures étaient bipèdes : ils se déplaçaient uniquement sur leurs deux puissantes pattes arrière, un peu comme nous, mais en bien plus musclés et rapides. Leurs cuisses et leurs jambes étaient si développées qu’ils n’avaient pas besoin de se mettre à quatre pattes pour attaquer.
Et puis, il faut le dire, leurs membres antérieurs étaient minuscules. C’est d’ailleurs un sujet de moqueries récurrent chez les paléontologues : ces tout petits bras n’auraient pas permis au tyrannosaure de s’appuyer vers l’avant pour basculer ou donner un coup de tête. On parle même, en sciences, de « régression des bras » pour désigner cette diminution progressive au fil de l’évolution.
En réalité, le crâne du T-Rex, bien qu’impressionnant, n’avait pas des os particulièrement épais. Les coups de tête n’étaient donc pas sa spécialité, même si, autour d’une carcasse, on peut imaginer quelques échanges musclés avec leurs congénères, à coups de tête… ou de queue, histoire de grappiller quelques morceaux supplémentaires.
Côté vitesse, ces géants pouvaient atteindre 30 à 35 km/h, soit la vitesse d’une trottinette électrique, grâce à leurs foulées puissantes. Comment le sait-on ? Les paléontologues étudient les traces fossilisées : plus elles sont espacées, plus l’animal allait vite. Bien sûr, un tyrannosaure ne sprintait pas en permanence — vu son poids, l’effort devait vite l’épuiser — mais il était capable de courtes pointes pour surprendre ses proies. Et mieux valait ne pas se trouver sur son chemin…