Pourquoi les écrans prennent-ils autant de place pendant les vacances… et comment proposer autre chose aux enfants ?

Pourquoi les écrans prennent-ils autant de place pendant les vacances… et comment proposer autre chose aux enfants ?

Pendant les vacances, les écrans s’invitent souvent sans frapper. Un peu de télévision le matin, une console après le déjeuner, un dessin animé pour calmer l’ambiance quand la météo fait grise mine ou que les cousins deviennent trop bruyants. Ce fameux “plan B” rassurant, celui qui dépanne quand personne n’a vraiment l’énergie d’enfiler des bottes pour aller sauter dans les flaques.

Le problème, les parents le connaissent bien. Plus les écrans prennent de place dans la journée, plus les fins d’après-midi deviennent compliquées. Les enfants sont excités, irritables, parfois même difficiles à coucher. Alors comment faire autrement, sans transformer les vacances en stage militaire anti-écrans ? Bonne nouvelle : il existe des alternatives simples, efficaces, et surtout adaptées à tous les âges.
bouger sans forcément sortir : l’énergie au bon endroit

Quand on parle d’alternatives aux écrans, on pense souvent aux activités en extérieur. Mais bouger ne veut pas forcément dire jouer au football sous la pluie. Certains jeux très simples fonctionnent étonnamment bien à l’intérieur, même avec un groupe d’enfants d’âges différents.

Les jeux de cache-cache revisités, par exemple, font souvent l’unanimité. Dans la version dite “sardine”, un seul enfant se cache, les autres cherchent, et chaque joueur qui le trouve se glisse discrètement à ses côtés. À la fin, il ne reste plus qu’un chercheur, face à une cachette devenue improbable par le nombre de corps empilés. Rires garantis, fatigue aussi — et c’est précisément ce qu’on recherche.

Dans le même esprit, les statues musicales, les jeux de miroir ou les petits défis corporels permettent aux enfants de se dépenser sans quitter le salon. Ils bougent, rient, coopèrent, et surtout, ils se fatiguent naturellement.
imiter, mimer, inventer : quand l’imaginaire prend le relais

Les jeux d’imitation ont un avantage précieux : ils s’adaptent à presque tous les âges. Les plus grands miment des métiers ou des personnages, les plus petits se contentent d’imiter des animaux, parfois maladroitement, parfois avec une concentration touchante.
Les jeux de mimes, de devinettes ou d’ambiance permettent aux enfants de jouer ensemble, même quand leurs niveaux sont très différents. Avec un adulte pour guider et reformuler, un enfant de trois ans peut parfaitement participer, à sa manière, à un jeu pensé pour des plus grands. L’important n’est pas la règle parfaite, mais l’expérience partagée.

Les jeux de société : le plaisir d’être nombreux

Les vacances sont souvent l’un des rares moments où l’on se retrouve à dix autour d’une table. C’est précisément là que certains jeux prennent tout leur sens. Jeux coopératifs, jeux de mémoire, jeux d’ambiance… ils ont cette capacité à rassembler sans mettre les enfants en compétition permanente.

Certains jeux fonctionnent particulièrement bien quand les familles sont nombreuses. Ils créent des souvenirs, des rôles récurrents, des habitudes. On se souvient qui raconte, qui observe, qui bluffe. Et surtout, on joue ensemble, sans écran interposé.
créer avec ses mains : une valeur sûre, tous âges confondus

Il existe une catégorie d’activités qui traverse les générations sans jamais se démoder : la création. Dessiner, modeler, construire, assembler. La pâte à sel, par exemple, reste une valeur refuge. On la prépare une fois, on la conserve au frais, on la ressort le lendemain. Elle plaît autant aux petits qu’aux plus grands, sans consigne compliquée.
Les jeux de construction et les supports créatifs encouragent la concentration, la patience et l’imagination. Ils offrent aussi aux parents un moment plus calme, tout en restant présents.

Écouter, observer, réfléchir : des temps calmes qui comptent aussi

Toutes les alternatives aux écrans ne doivent pas être dynamiques. Les puzzles, les jeux d’enquête, les casse-têtes ou les boîtes à histoires permettent aux enfants de se poser, d’écouter, de réfléchir autrement.
Certains supports mêlent aujourd’hui objets physiques et contenus audio, offrant une transition douce entre le numérique et l’imaginaire. L’écran disparaît, mais l’histoire reste. C’est souvent une excellente porte d’entrée pour les temps calmes, notamment en fin de journée.

Proposer autre chose que les écrans, sans culpabiliser

L’objectif n’est pas de bannir totalement les écrans pendant les vacances. Ils font partie du quotidien, et parfois, ils rendent service. Mais proposer des alternatives variées, adaptées à l’âge des enfants et au contexte familial, permet de rééquilibrer naturellement les journées.

Bouger, créer, imiter, jouer ensemble, écouter des histoires, résoudre des énigmes : ces activités ne demandent pas forcément beaucoup de matériel ni d’organisation. Elles demandent surtout une chose précieuse pendant les vacances : du temps partagé.

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